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Le cumin indien est désormais moins cher que celui d'Iran, de Syrie et de Turquie

Le cumin des origines jadis moins chères coûte désormais plus cher aux acheteurs que le cumin indien, et ce renversement attire la demande vers le Gujarat.

Megan Hidden
Megan HiddenCoordinatrice marketing
16 octobre 20262 min de lecture

Les prix du cumin ont gagné environ 20 % au cours des deux dernières semaines, et la raison tient moins à l’offre indienne qu’au sort de ses concurrents habituels, moins chers.

Le conflit bref mais intense entre l’Iran, Israël et les États-Unis, plus tôt dans l’année, a perturbé pendant des mois le transport maritime au départ du Golfe. Dès octobre, le cumin d’Iran, de Syrie et de Turquie, des origines dont les prix étaient historiquement inférieurs aux prix indiens, coûtait aux acheteurs plus cher que le cumin indien lui-même, selon des sources du négoce. Cela a inversé un rapport de concurrence établi de longue date et attiré de nouveaux achats directement vers le Gujarat et le Rajasthan, y compris une demande chinoise de retour après des mois d’absence quasi totale.

L’offre indienne se resserre aussi pour ses propres raisons. La production de cette campagne est estimée à environ 490 000 tonnes, contre quelque 539 000 un an plus tôt, soit une deuxième campagne consécutive de production en recul, après que les surfaces semées sont tombées à environ 400 000 hectares, contre 470 000 en temps normal. Les arrivages à Unjha et sur les autres grands mandis sont faibles, les agriculteurs retenant leur marchandise. La suite dépendra largement des pluies autour de la fenêtre de semis rabi d’octobre à novembre.

Le reste du complexe des épices a bougé lui aussi. Le curcuma a gagné plus de 15 %, l’essentiel au cours de la dernière semaine, les arrivages se raréfiant et les stockeurs retenant délibérément la marchandise. La petite cardamome s’est de nouveau nettement raffermie après un début de saison de cueillette marqué par un déficit de pluie à Idukki, qui a réduit les volumes récoltés de 25 à 30 % selon les estimations. La coriandre est repartie à la hausse sur des achats de stockeurs. Le piment rouge n’a pas bougé du tout.

Retrouvez l’analyse complète du marché des épices ici.