Viande & volailleÉtats-Unis

Le poids des poulets de chair américains plafonne après des décennies de hausse

En moyenne sur six semaines, le poids vif est inférieur de 1,7 % à celui d'il y a un an, et LEAP voit le poids passer de moteur de croissance à facteur neutre.

Megan Hidden
Megan HiddenCoordinatrice marketing
30 octobre 20262 min de lecture

Le poids vif moyen des poulets de chair à l’abattage s’est établi à 6,65 livres sur les six semaines closes le 17 octobre, en baisse de 1,7 % sur un an, tandis que le chiffre officiel de septembre ressort à 6,67 livres, en recul de 0,9 %. Les poids devraient encore terminer 2026 légèrement au-dessus de 2025, mais LEAP Market Analytics y voit un tournant.

Depuis des décennies, les intégrateurs ajustent le gabarit des animaux, en arbitrant entre l’efficacité des sujets plus lourds d’un côté et, de l’autre, la qualité des carcasses, les découpes surdimensionnées et des clients dont les demandes vont d’un peu moins de 4 livres de poids vif à près de 10. LEAP s’attend à de nouveaux ajustements et à ce que le mix continue de glisser vers des animaux plus lourds, mais estime que la filière a peut-être dépassé le stade où des gains annuels de plus de 1 % se produisaient régulièrement. Le dernier gain de ce type remonte à 2020.

L’offre est abondante plutôt que tendue. La production en équivalent prêt à cuire a atteint 4,20 milliards de livres en septembre, 1,3 % de moins que l’an dernier, même si le troisième trimestre ressort en hausse de 2,2 % et que le cumul depuis janvier dépasse de 3,4 % celui de 2025. L’effet poids semble désormais jouer à la baisse sur les volumes : on n’attend que des gains de poids très modestes au quatrième et au premier trimestre, puis des baisses au printemps et à l’été prochains.

Les stocks en entrepôts frigorifiques vont déjà dans ce sens. Fin septembre, les stocks de poulet de chair se situaient entre 5 % et 6 % en dessous à la fois de leur niveau de l’an dernier et de la moyenne quinquennale, et les stocks d’ailes de poulet congelées restent nettement sous la moyenne quinquennale. Cela ne soutient pas pour autant les prix des ailes de poulet, qui se replient de nouveau : les aiguillettes bon marché font des lanières de poulet et des « boneless wings » un substitut tout trouvé. Les marchés de l’alimentation animale, au moins, ont cessé d’inquiéter.

Retrouvez l’analyse complète du marché américain du poulet de chair ici.