En Allemagne, le HVO100 s’échange depuis la mi-août avec une décote par rapport au gazole B7 sur l’ensemble du territoire, une première. La consommation allemande totale de HVO est désormais estimée à environ 2,41 millions de tonnes en 2026, contre quelque 1,01 million en 2025. Le B7 a pris jusqu’à 48 % depuis le début de la guerre en Iran, ce qui explique l’essentiel de ce renversement.
Deux autres facteurs soutiennent le mouvement. Le double comptage des biocarburants avancés a pris fin, et les recettes du quota de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour le HVO avancé ont atteint des records, portées par le bas niveau du Rhin, qui limite les approvisionnements depuis la zone ARA vers l’Allemagne.
Les prix eux-mêmes se sont détendus depuis le rapport du mois dernier. En FOB ARA, le biodiesel et le HVO ont tous deux reculé, avec de fortes baisses pour les trois catégories de HVO et pour le FAME 0, tandis que le gazole LS a cédé 7,7 % et que les huiles alimentaires usagées CIF ARA se sont légèrement repliées de 1,2 %. Le gazole a été mis sous pression par l’accord russo-américain sur le diesel annoncé le 9 octobre, tandis que de nouvelles attaques contre des pétroliers autour du détroit d’Ormuz ont maintenu le Brent au-dessus de 105 $ le baril.
Côté réglementation, l’EPA a proposé une réaffectation intégrale des RIN supplémentaires liés aux exemptions accordées aux petites raffineries pour 2025, l’EIA américaine a abaissé sa prévision de production de diesel renouvelable pour 2026, et l’ANP brésilienne a remplacé l’autorisation préalable exigée pour l’incorporation volontaire au-delà du taux obligatoire de 15 % par une simple notification. Les exportations chinoises d’huiles alimentaires usagées de janvier à août ont dépassé de 55,1 % leur niveau de l’an dernier.
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