Les prix de l’huile de tournesol brute pour livraison de janvier à mars ont reculé d’environ 3 % sur la semaine, le mouvement le plus marqué du complexe des huiles végétales. Cette baisse s’explique probablement par la confirmation d’une réunion entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis à Abou Dhabi les 10 et 11 novembre. Le marché espère que cette réunion permettra d’avancer vers une solution sur la sécurité du transport maritime en mer Noire.
Les dégâts sur l’offre sont déjà visibles. Depuis le début de l’escalade en mer Noire, au cœur de l’été, les exportations et la trituration dans la région ont nettement reculé. De juillet à septembre, l’Ukraine a produit 682 000 tonnes d’huile de tournesol, contre 909 000 tonnes un an plus tôt, et en a exporté 552 000 tonnes, contre 1,11 million. La production russe est tombée à 1,18 million de tonnes, contre 1,39 million, selon Rosstat. Notre analyste se montre pessimiste quant aux pourparlers et voit une marge de rebond des prix une à deux semaines après la réunion si aucun accord durable n’en ressort.
Le reste du complexe s’est aussi replié. Les sondages de Bloomberg et de Reuters indiquent une hausse d’environ 250 000 tonnes des stocks d’huile de palme malaisiens en octobre, malgré une progression de 43 % des exportations, et les contrats à terme du BMD sont retombés à leur plus bas d’octobre. Le marché de l’huile de colza a suivi le soja CBOT à la baisse, tandis que StatCan a relevé son estimation des stocks de fin de campagne de canola au Canada. L’offre d’huile d’olive paraît abondante, les prix ont continué de s’effriter sur de bonnes perspectives de récolte, et la Tunisie a dépassé l’Espagne dans les expéditions vers les États-Unis. L’huile de coco a légèrement rebondi.
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